Infrastructures vertes

Le climat d’Ottawa est en train de changer. Progressivement, le temps devient plus humide, plus chaud et plus extrême. Notre ville est exposée à d’intenses intempéries et fréquentes comme des inondations, des vagues de chaleur, de violents orages, des tempêtes de glace et de neige. En avril et mai 2017, des centaines de propriétaires ont dû temporairement quitter leur foyer suite à la montée des eaux, les routes furent abimées et bloquées, les bureaux gouvernementaux fermés et les Forces Armées Canadiennes furent déployées pour renforcer les interventions d’urgence. La Ville peine à soutenir l’ensemble des réparations nécessaires suite aux vents violents, aux cycles de congelation-degel et aux pluies qui ont atteint des niveaux records.

1

Il est évident que le climat d’Ottawa change, mais comment agir pour y faire face ?

Dans la nature, la majorité de l’eau de pluie est absorbée par la flore, comme  les arbres. Mais lorsque des surfaces boisées sont transformées en villes, alors tout change; il serait donc logique que nous changions également notre manière d’aménager nos espaces.  Ottawa doit s’adapter, et privilégier des solutions qui créent et intègrent cette flore pour ralentir, absorber et filtrer l’eau de pluie. 

2

En ralentissant et en absorbant l’eau de pluie, on empêche celle-ci d’inonder nos foyers et d’abimer nos ruisseaux, nos cours d’eau et nos infrastructures. Filtrer la pluie avant qu’elle n’intègre nos cours d’eau permet de retirer les nombreux composants toxiques de nos routes et de nos trottoirs. En résume, nous devons faire en sorte que nos paysages soient plus absorbants et perméables, pour s’assurer que l’eau de pluie y soit filtrée plutôt qu’elle ne coule sur des surfaces dures telles que les routes pavées lors des fortes pluies. Les paysages absorbants tels au les parcs peuvent réduire les ruissellements 10 fois plus que les surfaces imperméables telles que les routes ou les parkings.

On appelle ce genre de paysage les infrastructures vertes, et Ottawa doit en instaurer davantage, et ce dès maintenant !

3.jpg

Il y a plusieurs types d’infrastructures vertes : parcs, arbres, trottoirs perméables, toits verts, bioswales,  jardins de pluie, étangs d’eau pluviale… Les infrastructures vertes, également appelées techniques à faible impact environnemental, peuvent inclure des organismes vivants (arbres, toits verts, jardins de pluie) autant que des technologies vertes (trottoirs poreux, tonneaux de pluies et citernes). Les infrastructures vertes traitent les eaux de pluie à leur source en les filtrant à travers les canaux d’eau naturels plutôt que de les acheminer dans des usines de traitement d’eau. Mais le fait que ce soit « vert » ne signifie pas forcément que c’est une infrastructure verte. Par exemple, le sol dans les parcs peut devenir sévèrement comprimé à force d’être utilise, ce qui réduit la quantité d’eau filtrée. Un autre exemple est lorsque les arbres dans les rues ne disposent que d’un petit volume de sol sous le trottoir pour leurs racines. Non seulement cela les empêche de grandir beaucoup, mais leur capacité à ralentir, absorber et filtrer les eaux de pluie devient négligeable.

Pas d’inquiétude ! Nous avons des solutions et une marche à suivre claire

La Ville d’Ottawa a mis en place plusieurs plans, et l’un d’entre eux s’appelle le Greenspace Master Plan, qui souligne clairement l’importance de l’intégration et de l’application des infrastructures vertes au niveau municipal. La Ville d’Ottawa mentionne même la manière dont des ‘rues vertes’ pourraient permettre de connecter des espaces vertes tels que nos parcs et ainsi filtrer la pluie directement là où elle tombe, plutôt que de la rediriger vers des systèmes de traitements d’eau déjà surcharges. Dans son Ottawa River Action Plan d’une valeur de plusieurs millions de dollars, la Ville d’Ottawa a également commence à identifier des infrastructures vertes comme une manière d’augmenter la perméabilité urbaine à travers des projets de rénovations à l’échelle de rues et des voisinages.

 

Cela semble positif, donc quel est le problème?

4

Nous devons dépasser les projets pilotes à l’échelle locale et aller vers l’intégration d’infrastructures vertes à l’échelle de la ville entière. Les connaissances scientifiques nécessaires pour mettre en place ces infrastructures sont déjà là. Plusieurs municipalités dans le canada incorporent déjà des infrastructures vertes dans leurs plans de résistance au changement climatique. Par exemple le nouveau plan de management des eaux de pluie de Vancouver soutient l’idée que si nous avons à la fois des infrastructures vertes et grises qui fonctionnent ensemble, nous auront une gestion plus efficace aux eaux issues des orages.

 

Que puis-je faire pour aider?

Signez notre pétition! Nous savons que la Ville d’Ottawa va dans la bonne direction, mais nous devons montrer à la mairie à quel point les infrastructures vertes sont importantes pour les résidents d’Ottawa et les pousser à faire davantage d’efforts. Les rénovations de plus de 10 villes rues sont déjà prévues pour les 5 prochaines années, et ces rues ont toutes la capacité d’inclure des infrastructures vertes. La réalité est que si nous ne prenons pas la parole pour dire aux politiciens ce que nous voulons, alors rien ne sera fait.

C’est à travers ces pétitions que nous pourrons unir nos voix et montrer à nos élus à quel point ces problèmes sont importants, et avoir des conversations conséquentes avec eux sur le sujet.

 

Signez notre pétition ici !

 

Engagez-vous à nos cotés ! Si vous cherchez des opportunités pour nous aider, contactez Velta Tomsons (velta.tomsons@ecologyottawa.ca)

Pour plus d’informations sur les infrastructures vertes : http://greeninfrastructureontario.org/

%d blogueurs aiment ce contenu :