Une journée décevante pour la sécurité des transports à Ottawa

Même après qu’un cycliste ait été tué à l’extérieur de l’hôtel de ville le 16 mai et que plus de 200 personnes se soient rassemblées à l’extérieur de l’hôtel de ville quelques jours plus tard pour réclamer des rues plus sûres, cela n’a pas suffit pour que les conseillers adoptent une position et une politique Vision zéro.

Le 12 juin, le Conseil municipal a discuté de la motion présentée par la conseillère Catherine Mckenney, le 22 mai, demandant à la Ville d’adopter la politique et le cadre de Vision Zéro pour éliminer tous les décès et blessures graves liés à la circulation tout en favorisant la sécurité, un transport sain et équitable. La motion demande au personnel de faire des rapports contenant des recommandations pour le Plan d’action sur la sécurité routière en ce qui concerne les feux de circulation, en accordant la priorité aux usagers de la route vulnérables, des options pour éliminer les « revert reds », des critères pour éliminer les « beg buttons » ainsi que les virages à droite lorsque les feux sont rouges en présence de pistes cyclables, l’identification de pistes cyclables risquées et des critères pour les transformer en pistes cyclables séparées sûres, et examiner les exigences et les coûts pour imposer une limite de vitesse de 30 km/h à l’échelle de la ville dans les rues résidentielles.

La résistance de certains conseillers était préoccupante. Le conseiller Stephen Blais, également président du Comité des transports, s’est opposé et a proposé de renvoyer la motion au Comité des transports. La question générale portait sur la raison pour laquelle Ottawa a besoin de Vision zéro si la sécurité routière est déjà à l’ordre du jour. John Manconi, directeur général des Services de transport, a demandé au conseil de renvoyer la motion, le rassurant en soulignant que le personnel appuie déjà Vision Zero, et que le renvoi au comité donnera au personnel plus de temps pour trouver des fonds pour mettre en oeuvre les mesures proposées dans la motion. Il a réitéré que « Vision Zéro n’est qu’une image de marque. »

Le conseiller Leiper a rappelé à son collègue le décès survenu à l’extérieur de l’hôtel de ville, ainsi que les deux autres cyclistes frappés par des voitures ce matin-là, et il a demandé une orientation claire quant à ce que nous voulons voir dans le Plan d’action pour la sécurité routière. Le conseiller Menard a souligné que si la motion est renvoyée, cela retardera les mesures prises pour rendre les rues plus sûres. Les deux exhortent le conseil à voter contre le renvoi. Dans sa déclaration de clôture, la conseillère Mckenney nous a rappelé que nos routes ne sont pas sécurisées et que le fait de retarder l’adoption de mesures concrètes dans le cadre de Vision zéro envoie un message aux usagers de la route et au public selon lequel nous « normalisons les décès dans nos rues ».

Avant que le Conseil ne se prononce sur la motion de renvoi, le maire Watson a souligné l’investissement de 80 millions de dollars de la ville dans les infrastructures cyclables et a rappelé à ses collègues que « nous ne pouvons pas nous débarrasser des « beg buttons » et a exhorté le conseil à voter en faveur du renvoi de la motion pour permettre au public d’avoir son mot à dire.

Le Conseil a ensuite voté pour renvoyer la motion Vision Zéro au Comité des transports, avec 15 oui et 9 non. Les non venaient des conseillers Mckenney, Leiper, Menard, Fleury, Kavanagh, King, Deans, Meehan et Gower.

Une deuxième motion du conseiller Leiper visant à affecter la taxe fédérale sur l’essence aux infrastructures cyclables a également été renvoyée au trésorier de la Ville pour qu’il l’examine avec d’autres priorités concurrentes. La conseillère Laura Dudas a proposé la motion, qui a été adoptée par 19 voix contre 5. Les opposants sont Leiper, Mckenney, Menard, Kavanagh et King.

Le Conseil municipal a également discuté en profondeur des ramifications du dernier retard de l’étape 1 du TLR sur les services actuels des OCtranspo. Le conseiller Allan Hubley a proposé de geler les tarifs de transport en commun jusqu’à l’ouverture de l’étape 1 du TLR, et la conseillère Diane Deans a proposé une modification visant à réduire les tarifs de 30 % de juillet à septembre 2019, financement qui sera retiré du contrat du Groupe Rideau Transit. Dans un discours passionné, le conseiller Deans a critiqué les services médiocres et peu fiables d’Octranspo et le manque de respect envers les usagers du transport en commun. « Le principe même de l’équité laisse entendre que nous ne devrions pas exiger le plein tarif pour un système partiel ou non fiable », dit-elle au Conseil. Le maire Jim Watson, au contraire, dit que la motion sur la réduction des tarifs est « l’une des motions les plus ridicules » qu’il ait jamais vues.

Les conseillers Brockington, Cloutier, Blais, étaient parmi ceux qui s’opposaient à la réduction des tarifs, citant les coûts financiers (perte de 29 millions de dollars en revenus), la faible probabilité que le RTG couvre le coût de la réduction des tarifs, et que cela n’aide pas à améliorer le service. Le vote sur la réduction du prix du transport en commun a échoué 6-18, avec les conseillers Deans, Mckenney, Menard, Chiarelli, Kavanagh et King. Le vote sur le gel des tarifs de transport en commun jusqu’à l’ouverture du TLR a été adopté à l’unanimité.

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