Ma première manifestation est pour le climat !

J’ai récemment participé à ma toute première manifestation.

Étant le défenseur du climat incroyablement « vert » que je suis, je dois la plupart de mes représentations de manifestations à la télévision et aux films. En marchant sur la colline du Parlement le vendredi 15 Mars pour la mobilisation pour le climat, je me suis donc senti assez nerveux, pour être honnête. 

« À quoi ça va ressembler ? Ma pancarte est-elle assez drôle ? Et qu’est-ce que je dois faire avec mes mains ? »

Heureusement, la torture n’a pas été très longue. À l’approche des grilles du Parlement, nous avons rencontré une foule de jeunes défenseurs du climat et étudiants marchant vers la colline. Leurs chants ont envahi mes oreilles et leurs sourires m’ont enveloppé. Je me suis figé, soudain pris dans la vague de passion et cris pour la justice sociale, pour l’action climatique imminente. Je ne savais pas quoi faire … attendre poliment à la fin de la file ? Espérer une ouverture dans la marche ? Je ne pensais pas être le type de personne à « descendre dans les rues ». Je n’étais pas certain de savoir pourquoi j’étais là. Parce que j’étais invité, je suppose. Je suis venu pour le travail. Mais il y avait quelque chose d’autre. J’étais frustré du statu quo et du manque d’action pour le climat et, étant donné l’opportunité de m’exprimer, j’ai sauté sur l’occasion.

En regardant autour de moi, je me suis rendu compte que mes collègues disparaissaient dans la foule. N’ayant d’autre choix, j’ai plongé à leur poursuite par peur de me retrouver seul. 

J’étais un visage dans une marée humaine. J’ai pris place dans la marche, les chants m’entourant graduellement et ont calmé ma nervosité. J’ai souri lorsque nous avons atteint le Parlement. Au niveau de la Flamme du centenaire, je me suis donné à la foule. 

Quelle émotion! J’avais une vague idée de ce je verrai dans une manifestation, mais je n’étais pas préparé pour ce que je sentirais. Je plaisantais quelques heures avant avec mes collègues, en disant que je me perdrais dans un rituel bacchique et extatique digne du Dieu lui-même. Je ne savais pas à quel point j’avais raison. 

J’ai donc marché, encouragé par ce défilé. J’ai pris part aux chants et ai partagé ma joie. « Il y avait quelque chose dans l’air ».Nous étions tous là, ensemble, participant à un acte collectif vers un objectif commun. C’était extraordinaire. J’en étais presque aux larmes, devant cette beauté, mais rapidement j’ai repris mes esprit et j’ai laissé coulé une seule fière larme le long de ma joue. Je souriais bêtement, toujours incertain de ce que je devais faire avec mes mains. 

Tout est arrivé tellement vite ! Quelques secondes après avoir rencontré la foule, j’en faisais déjà partie. Et quelques secondes après ça, j’en étais presque à la tête !

En peu de temps, nous étions à l’édifice du Centre, où nous avons rejoint nos partenaires Québécois, qui eux avaient déjà commencé la manifestation de l’autre coté de la rivière. Les voir m’a rempli de joie. À la rencontre de nos deux groupes, ce fut une réunion : nous nous sommes salués comme de vieux amis. 

Je savais que ce sentiment ne durerait pas longtemps. Je suis resté immobile, en regardant en haut vers la Tour de la Paix, mes esprits sont retombés sur la neige. L’extase de la marche s’estompa, et en reprenant mes esprits, je devins triste. Mais cette expérience déclencha quelque chose en moi, comme l’éclairage d’un flambeau. Un flambeau d’espoir, de passion, de quelque chose qui me forcera à continuer la lutte pour les droits et valeurs qui me sont chers. Un flambeau qui brûle assez fort pour une centaine d’années.

Quelle expérience. 

Je disais plus tôt que je suis allé à la manifestation parce que j’étais invité, mais ce n’était pas juste pour être poli – l’invitation m’a ouvert à un monde que je cherchais mais ne savais où trouver. J’ai appris que ce n’était pas «toute une histoire» de participer à une manifestation politique et pratiquer mon devoir civique. Arrêter de m’inquiéter était la première difficulté. Il ne faut pas trop y réfléchir. Juste se lancer. 

Erik Pervin est le nouveau responsable du développement à Écologie Ottawa. Vous aurez plus d’informations de sa part à propos des collectes de fonds. Quand il n’est pas à nos bureaux, Erik fait de la randonnée, du vélo, et de l’escalade dans la région d’Ottawa.


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