La rue Rideau a besoin de plus que d’un simple ravalement de façade

«… nous avons besoin de construire une rue qui encourage la circulation des piétons. L’un des plus gros problèmes de la rue Rideau est sa dangerosité. Pas plus tard que la semaine dernière, un piéton s’est fait heurter par un camion à l’intersection Rideau et King Edward. Cette intersection, comme que celle de Rideau et Cumberland, est l’une des plus dangereuses de la ville pour les piétons et les cyclistes». On ne peut attendre d’une communauté qu’elle participe à la vie d’une rue si cette dernière a tendance à prendre la vie de ses membres.»

 

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Jonathan McLeod : La rue Rideau a besoin de plus qu’un simple ravalement de façade

Ce fut un commentaire regrettable pour parler de la rue Rideau et de ses « problèmes chroniques». Ces derniers mots, ce sont ceux du conseiller du quartier Rivière, Riley Brockington, qui se lamentait en faisant allusion aux «mendiants et aux personnes vivant dans la rue». Brockington veut que quelque chose soit fait au sujet de la rue Rideau, mais, mis à part la mise en œuvre des plans pour la Rue des Ambassadeurs, il ne donne pas beaucoup de détails, même s’il soutient que les problèmes ne peuvent réellement être réglés avec un simple projet de rénovation de la rue.

Brockington a raison d’être inquiet au sujet de la rue Rideau. C’est une rue si importante dans notre ville qu’elle devrait être améliorée et il y existe plusieurs raisons qui l’empêchent d’être la belle rue principale qu’elle devrait être. Malheureusement, se contenter d`écarter un nouveau design de rue comme élément clé d’une solution équivaut à rester aveugle sur les leçons les plus basiques de planifications urbaines de ces 50 dernières années.

Il est aisé de se tourner vers une hausse d’intervention policière et des lois contre la mendicité pour créer une rue, un quartier, ou même une ville plus sécuritaire, mais l’usage de la force est un fondement particulièrement déficient pour la construction d’une ville. Non seulement cela n’est pas efficace, mais cela oppose la police (et la ville) à la communauté quand, en fait, nous avons besoin l’engagement total de la communauté dans la vie de la rue.

De plus, il faut construire une rue qui encourage la circulation des piétons. L’un des plus gros problèmes de la rue Rideau est sa dangerosité. Pas plus tard que la semaine dernière, un piéton s’est fait heurter par un camion à l’intersection Rideau et King Edward. Cette intersection, comme celle de Rideau et Cumberland, est l’une des plus dangereuses de la ville pour les piétons et les cyclistes». On ne peut s’attendre d’une communauté qu’elle participe à la vie d’une rue si cette dernière a tendance à prendre la vie des membres de cette communauté».

La rue Rideau a besoin d’une diète. Elle a besoin d’être rétrécie. Elle a besoin de trottoirs plus larges et d’un couvert d’arbres. Elle a besoin de moins de parcs de stationnement faisant face à la rue. Et elle a besoin de se débarrasser des camions de transports. Si nous accomplissons tout cela, la rue sera plus achalandée et un peu plus sécuritaire.

Ceci dit, Brockington a raison de dire que la conception de la rue n’est pas une solution magique. Il n’existe pas, en planification urbaine, une poudre de perlimpinpin qu’il suffirait de répandre le long de la rue pour magiquement la rendre meilleure. Et il a aussi raison de dire que la rue Rideau arbore la pauvreté, le crime et la toxicomanie, tout comme quelques autres rues principales de la ville d’Ottawa. Personne ne veut de mendiants dans la rue. Personne ne veut qu’un tel niveau de pauvreté existe.

Cependant, si le conseil municipal veut sérieusement s’occuper du problème de la mendicité, il doit s’attaquer à la vraie maladie sociale : la pauvreté. Juste le mois dernier, nous avons appris que le Centre Odawa a été obligé de fermer à cause du manque de fonds. Le Centre 507 ressent aussi un resserrement budgétaire et est obligé de revoir ses opérations vers le bas. Si la ville veut aider ceux aux prises avec la pauvreté ou la toxicomanie, elle devrait fournir plus de financements pour les organisations qui combattent réellement ces fléaux.

Ces hommes et femmes mendiants dans nos rues ne sont pas des « problèmes chroniques » : ils ne sont pas des obstacles à notre jouissance de la ville, mais sont des personnes ayant besoin d’aide. Il incombe au conseil municipal de travailler à l’amélioration de la vie de tous les résidents souhaitant profiter de la rue Rideau.

Jonathan McLeod est membre général du Conseil Canadien pour la Démocratie. Il écrit sur les questions locales sur stepsfromthecanal.wordpress.com.

Catégories : Campagnes, Le réseau communautaire, Rues conviviales

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