Les changements climatiques posent un risque pour le sport du cross-country

QUESTIONS ET RÉPONSES SKI

Les changements climatiques posent un risque pour le sport cross-country

Un bénévole d’Écologie Ottawa a demandé aux experts de discuter des conséquences d’avoir des hivers plus tempérés avec moins de neige, ROBERT BOSTELAAR écrit.

La blague qui dit que le Canada fait face à dix mois d’hiver et deux mois en traîneau, s’envole rapidement.

Malgré les récents blizzards, nous nous dirigeons vers des hivers plus doux avec beaucoup moins de neige, et par conséquent, nous aurons de possibilités de skier et de pratiquer les autres sports d’hivers qui définissent l’hiver canadien.

Certains prédisent que la ville d’Ottawa n’aura plus de neige d’ici le milieu du siècle, une perspective qui a stimulé la discussion de mercredi soir sur « l’avenir de la neige et du ski sur une planète plus chaude ». Des athlètes de haut niveau et un climatologue se joindront aux opérateurs de sports d’hiver pour discuter de l’implication des températures qui augmentent graduellement.

Les présentateurs : Patrick Biggs, champion de slalom canadien; Stephan Gruber, un scientifique de l’Université de Carleton, spécialiste des montagnes; Dirk Van Wijk, chef d’entretien de cross-country pour les Olympiques à Vancouver; Bob Sudermann, propriétaire des stations de ski Camp Fortune et Mont Ste-Marie; et Renée Bellehumeur, gestionnaire supérieur du parc de la Gatineau. De plus, Sara Renner, médaillée d’argent aux olympiques de 2006 en ski de fond, participera à la discussion via Skype.

Charles Hodgson, un bénévole d’Écologie Ottawa et organisateur de la discussion, a partagé ses objectifs pour la séanceavec le journaliste du Ottawa Citizen Robert Bostelaara. Voici une version abrégée de leur conversation.

Pourquoi avoir cette discussion avec un groupe d’experts maintenant?

Je suis préoccupé par les changements climatiques depuis un certain nombre d’années, mais c’est un rapport de la Commission de la capitale nationale datant de quelques années qui a éveillés mon attention. L’automne dernier j’ai écouté un balado intitulé « Mountain Meltdown » dans lequel le directeur général de Whistler et un auteur de Powder Magazine ainsi qu’un climatologiue discutaient de l’avenir du ski et je me suis dit : « C’est un bon modèle. Je vais m’engager à le répliquer ».

Est-ce que les hivers récents qui nous rappellent les hivers d’antan minimisent les prédictions?

Les personnes pensent, que puisse qu’il y a beaucoup de neige, nous n’allons pas perdre la neige ». Par contre, habituellement quand on examine l’historique de la météo, on se base sur une période de 30 ans. Donc, en moyenne, on a moins de neige qu’auparavant.

À quoi les skieurs de l’avenir peuvent-ils s’attendre?

Le parc de la Gatineau est un endroit où je préfère skier. L’année dernière, comme vous l’avez mentionné, nous avons eu beaucoup de neige. Une grosse tempête de neige a mené à la fermeture de tous les pistes de ski parce que tous les arbres était tombés et il n’y avait aucun fonds de disponible pour déblayer ces pistes. Si c’est un des impacts, combien d’années avant qu’ils cessent de déblayer des pistes complètement? Donc, c’est difficile de prédire l’impact direct sur les skieurs de l’avenir, mais nous pouvons conclure qu’il y a présentement un impact et ce n’est pas un impact positif.

De tous les enjeux climatiques, le ski n’est probablement pas L’impact sur le ski n’est probablement pas le problème auquel les gens se préoccupent le plus. Est-ce une manière de stimuler une discussion plus vaste pour mieux  se préparer aux changements majeurs?

Absolument. C’est ce qui a attiré mon attention. En pensant à notre propre vie et soudainement, nous nous apercevons que ce que nous aimons faire est menacé. Dans le scénario présenté par Gwynne Dyer dans son livre « Climate Wars », c’est apocalyptique. Qui aimerait passez du temps à réfléchir sur ce sujet? Si le risque est envers quelque chose plus personnel, comme une activité récréative, c’est peut-être un point de départ plus évident.

Présenterez-vous des films d’aventure en ski de Warren Miller? 

Non, mais j’ai trouvé quelques vieux films, étant donné que mon grand-père était un des premiers au Canada a possédé une caméra 8mm. À l’arrivée des participants et participantes, je présenterai un film de ma famille faisant du ski durant les années 1930.

Les années 1930? Cool.

Ça se résume à cela. C’est une activité que mes parents et mes grands-parents ont pratiquée, m’ont transmise et que j’ai enseignée à mes enfants et je vois que cette activité tire possiblement à sa fin et je ressens le besoin d’agir.

POUR PARTICIPER :

Les discussions du groupe d’experts débuteront à 19 h 30 au Musée de l’aviation et de l’espace du Canada sur la promenade de l’Aviation et sera suivi par une période de questions. L’entrée est gratuite mais les gens doivent s’inscrire à l’avance à ecologyottawa.ca.

English270

Catégories : Changement climatique

Follow

Abonnez-vous à nos flux RSS et profils de réseaux sociaux pour recevoir des mises à jour.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment ce contenu :